13 Quai De La Pecherie

69001 LYON

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Photographes

PASCAL CAZAUMAYOU

Le support le plus magique et le plus efficace afin de raconter mes « histoires d'ailleurs « s'est révélé être la photographie et l'écriture. Les récits photographiques,les images et les mots sont issus d'une alchimie de rencontres et d'émotions.

Les voyages se sont construits autour d'objectifs de travail, et se sont rattachés à un fond, à une structure thématique. Un essai de travail sur la vitesse et « l'Urbanisme à New – York » est né. Mais peu à peu, mes motivations se sont engagées et définies vers une réflexion centrale : " la relation et le rapport de l'homme dans un quotidien et son environnement". Guidé par un regard de proximité et loin de toute mise en scène, ma démarche est de m'approprier de ces instants et d'en comprendre l'idée et l'action.

En partant sur cet axe de travail, « Gestes au Burkina Faso » est devenue une exposition itinérante exposée lors de festivals culturels et photographiques notamment à Ouagadougou lors du F.E.S.P.A.C.O. J’ai tenu à présenter ces photos aux regards des Burkinabés. Il m’était important de leur présenter ce travail impliquant ma rencontre et mon lien avec ce pays. Ce fut un témoignage de remerciement mais aussi la mise en valeur d’un échange de regard sur un pays Africain vu par un occidental

C'est suivi a la suite de cette exposition, un travail photographique sur une société créée autour de l'orpaillage en Guyanes et Brésil : « L'or de Maripasoula ».

Ce travail reste à ce jour un repérage et sera continuée prochainement.

Toujours sur le même axe thématique un travail sur les nomades « les Nomades ne portent pas de costard » c’est construit autour d’un autre projet de cinéma itinérant chez les nomades.

La photographie est donc un support qui me permet de témoigner d'un instant présent et de rendre compte d'un réel, d'une situation. Ma sensibilité et mes émotions se nourrissent de moments d'harmonies autour de ces gens rencontrés pour, et avec lesquels je veux témoigner, avec sincérité et complicité.

Férial

Née à Alger en 1965, Férial arrive en France à l’âge de 16 ans. Dès l’adolescence, elle découvre la musique, le cinéma et la littérature américaine des années 1950 à 1970.

Diplômée des Arts Décoratifs de Nice (Villa Arson) majeur de promotion à l’école Beaubourg à la suite d’une thèse sur Gainsbourg, elle participe à la creation de pochettes de pochettes de disques et d’affiches de cinéma durant 12 ans dans une grande agence de communication parisienne.

Un véritable choc artistique, un source inépuisable de fantasme et d'inspirations, sa ferveur pour les arts lui ouvrent la voir de sa propre quête.

Fascinée par les sentiments de révolte et de liberté qui émanent des artistes de la Beat Generation, elle décide de traduire ses émotions en polaroids graphiques (les POLAROAD) et en poésie.

Comme un hommage vibrant et intense à l’Amérique des années 1950 à 1970, et à sa génération d’artistes emblématiques, Férial réinvente une période devenue mythique, un âge d’or artistique, où les maîtres mots étaient liberté, révolte, et rêves de tous les possibles.
Motels anonymes, corps enlacés, silhouettes mystérieuses, anges mouillés, paysages ravagés s’entremêlent, se déchirent parfois, entre errance totale et liberté ultime.

Le Polaroid comme capteur d’images de nos rencontres.  Instantané de l’émotion, polarisation des rêves et sublimation des visages croisés sur la route de la vie.Les références de Férial traduisent sa ferveur pour le rêve, l’évasion et les grands espaces.

Elle alimente son imaginaire dans les œuvres de Jack Kerouac, William S. Burroughs, Allen Ginsberg ou encore Jim Harrison et Patti Smith. Des artistes légendaires, fondateurs d’un véritable mouvement artistique au message tonitruant :
une autre philosophie de vie est possible, un autre monde est possible !Un message souvent bafoué depuis par une société davantage avide de profits que d’espérances et d’arts.

C'est avec humanité et empathie que Férial photographie les hommes tels qu'ils sont. Cette scruteuse d'émotions traque les regards, les sentiments d'abandon et de solitude dans un paysage urbain magnifié et abimé.
Chaque oeuvre puise dans les rêves populaires, pour les révéler sur des polaroids teintés de noir charbonneux, de sépias poussièreux, de rouges flamboyants où souffle une révolte indomptée, sauvage.

La disgrâce et la beauté et la force sont des sujets de prédilection pour cette artiste guidée par sa compassion pour les exclus, son attirance pour les chemins de traverses et un gout démésuré pour l'équité.

Stéphane Bailby